Le 12 Janvier 2010, dans plusieurs régions dâHaiti, un vrombissement saisissant, inattendu, Trente Cinq (35) Insoutenables Secondesâ¦â¦.
â¦â¦.en moins dâune minute, en une fraction infime et interminable de temps, lâAncêtre « TAINO » (lââme ne meurt pas) assiste à lâébranlement, lâeffondrement incoordonné des principaux symboles de pouvoir érigés sur sa terre profanée, â¦â¦.dénaturée.
Par centaines, par milliers, par centaines de milliers, environ Trois Cent Mille (300,000)â¦â¦., des vies sont anéanties, brisées, des corps mutilés, des espoirs sâévanouissent, dans un paysage alourdi par le béton armé qui , en moins dâune minute, sâaffaisse impitoyablement, vole en éclats, à lâombre de lâarbre à la stature imperturbable, dans lâeffritement dérisoire de quelques fleurs et plantes décoratives concédées au décor par des esthètes.
Lâhydre de malheur poursuit encore sa route,â¦â¦. toujours en 2010, pluies diluviennes , vents bruyants, divisions et troubles politiques, puis choléra, jalonnent à nouveau de déboires et de cadavres, la terre anciennement luxuriante et belle de lâAncêtre « TAINO »â¦â¦.
Par surcroît, de « saints apôtres » dans leur zèle « civilisateur », aliéné, fou et dans leur ignorance tordue, notoire et criminelle, ont sauvagement tailladé à mort et à coups de machettesâ¦â¦., au vu et au su de tous â¦â¦.ainsi que des familles concernées, plus dâune cinquantaine de Vodouisantsâ¦â¦., les accusant de « jeter »dans leurs localités, « sorts »et « poudres »de choléra !!!!!!!
Les somptueuses cités des Caciques, Rois, Reines, Butios, Thérapeutes, Artistes et Créateurs invétérés dâHaiti, Bohio, Quisqueya (des origines), les cités, domaines fleuris et finement décorés de la Reine Anacaona au Xaragua, majoritairement déboisés, parfois inondés par les eaux en furie, croûlant sous le béton, et/ou les décombres qui en restent, pavoisés de camps de réfugiés, tentes et abris précaires, les somptueux Caciquats dâhier, dépouillés par les colonisateurs, de lâor, des joyaux, des représentations des Xémès et Créatures de Dieu, les somptueux Caciquats dâhier, sont aujourdâhui souvent parsemés dâimmondices, de détritus et de matière fécale humaine, puissants vecteurs de mal-être, de maladies et du choléra récemment introduit en Haiti.
Lâesprit ne meurt pasâ¦â¦.les nombreuses cultures et religions dâHaiti nous le disent incessammentâ¦â¦â¦ Les fondateurs Afro-Amérindiens de la patrie attendent que leurs descendants (souvent métissés avec dâautres populations établies au fil du tems au pays) sâimprègnent des « Lumières » profondes et spécifiques de lâHaitiannité dans leur jonction à celles des civilisations sÅursâ¦â¦., sâimprègnent, nous insistons, des « Lumières » profondes et spécifiques de lâHaitiannité, capables de mener à la DECOLONISATION DU MENTAL nécessaire à la reconstruction dâHaiti.
La Conscience Collective Haitienne, malgré différences, appartenances spécifiques, ignorances respectives et mutuelles, peut encore se décloisonner et sâouvrirâ¦â¦.requestionner préjugés, limitations confessionnelles et politiques, exclusifs, discriminatoires et pénalisateurs.
Il est temps que les damnés de la terre trouvent leur place au soleil, fatigués quâils sont, dâêtre diabolisés et infériorisés. Il est temps que la mort virtuelle et physique cède le pas à la création collective en Haiti et à lâépanouissement de ses ressortissants.
Potentiels artistiques, savoirs thérapeutiques et philosophiques ancestraux et/ou nouveaux, pregnants, intenses et forts au pays, doivent sâassumer pleinement, se revisiter et se développer tout en offrant leurs Services Précieux au Monde, contrairement à lâattentisme illusoire, stérile et improductif que génère le piétinement des valeurs nationales.
De nombreuses populations amies seraient indubitablement heureuses de fraterniser avec notre HAITI Belle, Grande et Forteâ¦â¦., heureuses aussi de se procurer Åuvres dâart ou créations du pays, de sây ressourcer et de partager les bienfaits dâune NATION « UNIQUE », « SAVANTE » et « FIERE ».